TECHNICIENS DE LABORATOIRE ET PASSAGE EN CATEGORIE A, CE QU’IL FAUT RETENIR…

TECHNICIENS DE LABORATOIRE ET PASSAGE EN CATEGORIE A, CE QU’IL FAUT RETENIR…

Contexte : Le passage en catégorie A des techniciens de laboratoire (âge de départ à la retraite fixé
actuellement à 62 ans car profession déjà considérée comme sédentaire en catégorie B)  permettrait un gain net en fin de carrière de plus de 200 euros, comparaison faite entre les deux derniers échelons des classes supérieures des deux catégories. Des gains existent également dans les échelons intermédiaires des classes normales et supérieures. Les agents titulaires comme en CDI sont concernés puisqu’ils évoluent dans les mêmes grilles.

micro
Les accords de Bologne (1999) ratifiés par la France doivent permettre aux différents diplômes de notre profession de rentrer dans le cursus LMD (Licence, Master, Doctorat) et donc d’obtenir un caractère universitaire. On parle alors de la réingénierie des diplômes dans le cadre d’une dimension européenne.
Pas moins de 16 diplômes (nombre fixé par l’arrêté du 21 octobre 1992) donnent l’accès à notre profession : BTS, BTSA, DUT, DETAB…avec 4 ministères de tutelle différents : agriculture, santé, éducation nationale et travail. Ces accords européens ont pour but d’harmoniser les diplômes en Europe (durée d’études notamment) et de permettre à quiconque de pouvoir exercer sa profession au sein de l’union européenne. Le passage de notre profession dans le cursus LMD devra donc obligatoirement se faire.

Actuellement, seul le DETAB se fait sur 3 ans depuis 1996. A contrario du reste de l’Europe où les diplômes se font sur 3 ans. L’ordonnance 10-49 du 13 janvier 2010 accorde le statut de professionnel de santé à part entière par l’inscription des Techniciens de Laboratoire Médical dans le code de la santé Publique.

labo3

Le 02 février 2010, les organisations syndicales avaient signé avec le ministre de la santé d’alors un protocole d’accord actant l’intégration des personnels paramédicaux de la FPH au niveau LMD dans la catégorie A.


Fin 2010, FO, avec notamment Grégory LEDUC, a participé aux travaux de réingénierie de la profession : le référentiel d’activité, de compétence et de formation a été élaboré.

 

Force est de constater qu’à ce jour la réingénierie du diplôme de technicien de laboratoire est au point mort. Avec le changement de gouvernement en 2012, seul un rapport I.G.A.S (Inspection Générale des Affaires Sociales) a été commandé pour faire un bilan sur l’opportunité de la poursuite du LMD.
Pour autant, la Fédération FO Santé a relancé le ministère pour la reprise des travaux. Des engagements sont toujours attendus…

Il est certain que rien ne sera débloqué sans qu’une action nationale de l’ensemble des techniciens de laboratoire du privé comme du public ne se fasse via notamment et fort probablement l’organisation d’une manifestation sur Paris. Nous en reparlerons le moment venu…
Cependant FO ne perd pas de vue, même si la réingénierie est nécessaire pour un métier en pleine évolution et notamment en responsabilités, que l’objectif premier reste le reclassement en catégorie A sur les grilles infirmiers (I.S.G.S).

labo2
Les arguments favorables au reclassement  ne manquent pas :

  • Adaptation forte et des connaissances sans cesse renouvelées face aux nouvelles technologies dans une démarche d’accréditation (la fameuse norme 15189) fortement contraignante et procédurale,
  • Un corps médical de plus en plus exigeant voulant laisser des responsabilités et des glissements de taches de plus en plus importants (médicalisation importante de la profession),
  • Des horaires plus que comparables aux horaires des agents des services de soins,
  • Une évolution du métier par une augmentation accrue des compétences de « chef burette et microscope » à vérificateur, contrôleur, gestionnaire de maintenance, qualiticien, informaticien, métrologue…,
  • Une polyvalence exacerbée, une pénibilité du travail reconnue et une charge de travail en constance évolution avec une obligation de rendu de résultats de plus en plus courte (70% des diagnostics médicaux se font avec les résultats biologiques),
  • Une nécessité de s’adapter à une organisation territoriale modifiant profondément la manière  d’appréhender la profession (loi santé, GHT)…

labo1

 

 

 

 

 

Des freins au reclassement existent aussi :

Le fait de dépendre de quatre ministères, la multiplicité des diplômes sont des freins qui vont ralentir la procédure de reclassement.

Le passage en trois ans du diplôme va nécessiter des locaux supplémentaires, des professeurs également.

Il existe également un fort lobbying des Biologistes principalement du privé qui voient d’un mauvais œil le fait de devoir rémunérer leurs techniciens de laboratoire sur les bases d’un bac +3.
Le reclassement, de par notamment la ratification des accords de Bologne, se fera avec certitude sans connaître pour autant avec exactitude les délais. En 2010, des accords avaient été conclus prouvant que même si la démarche prendra plus de temps, elle peut aboutir sans problème.
Grégory LEDUC, membre FO du comité national de la Branche Santé est une des personnes qui négocie et négociera auprès du ministère pour le passage en catégorie A des techniciens de laboratoire.
De plus, il est directement concerné par le fait qu’il est lui-même technicien de laboratoire même si bien évidemment sa démarche ne revêt en aucun cas un caractère corporatiste  !
labo4

Vos représentants FO seront donc à-même de vous tenir au courant de l’avancée du dossier et le feront au fur et à mesure que les informations leur seront communiquées.

N’hésitez pas à les contacter pour tout renseignement concernant le passage en catégorie A ou pour tout autre renseignement (déroulement de carrière, conditions de travail)…

Retrouvez cet article au format PDF en cliquant ici

L’İNFO OÙ İL FAUT, QUAND İL LE FAUT AVEC FO !!!


 

Les commentaires sont clos.